Condamnations à mort et exécutions en 2017. Rapport mondiale

Les recherches d’Amnesty International montrent un recul du recours à la peine de mort dans le monde en 2017, en baisse par rapport aux niveaux record enregistrés pour les exécutions en 2015 et pour les condamnations à mort en 2016. Le nombre de pays ayant procédé à des exécutions et prononcé des sentences capitales est resté dans la moyenne des chiffres relevés les années précédentes.

Deux pays ont aboli la peine de mort pour tous les crimes, et un pays l’a abolie pour les crimes de droit commun, comme le meurtre. Plusieurs autres pays ont pris des mesures visant à restreindre le recours à ce châtiment. À la fin de l’année 2017, 106 pays avaient aboli la peine de mort dans leur législation pour tous les crimes et 142 étaient abolitionnistes en droit ou en pratique.

Ces chiffres confirment, une fois de plus, la tendance mondiale à l’abolition de la peine capitale. Seule une minorité de pays procède encore à des exécutions. Quatre pays ont été responsables à eux seuls de 84 % des exécutions enregistrées dans le monde en 2017.

Cette tendance positive trouve son illustration dans la situation en Afrique subsaharienne, où Amnesty International a constaté une baisse du nombre de pays ayant exécuté des condamnés (deux en 2017, contre cinq en 2016), ainsi qu’une importante diminution du nombre de sentences capitales prononcées. Par ailleurs, la Guinée a aboli la peine de mort pour tous les crimes et le Kenya a supprimé de sa législation la condamnation à mort automatique pour les personnes reconnues coupables de meurtre. L’Afrique subsaharienne comptait donc, fin 2017, 20 pays abolitionnistes, ce qui représentait une augmentation significative depuis la toute première abolition de la région survenue en 1981.

Amnesty International a constaté une nette diminution du nombre global d’exécutions pour des infractions à la législation sur les stupéfiants. En outre, l’Iran et la Malaisie, deux fervents défenseurs du recours à la peine de mort pour ces infractions, ont adopté des modifications législatives qui pourraient réduire l’application automatique de cette peine dans ce type d’affaires.

Ces progrès importants confirment que le monde a atteint un point de non-retour et que l’abolition totale du châtiment le plus cruel, le plus inhumain et le plus dégradant qui soit est à notre portée.

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